Première zone à basse émission instaurée en 2016
2015-05-12 09:00:07

zone à émission basse sans voitures âgéesDepuis quelques temps, des rumeurs circulent selon lesquelles une zone à basse émission sera instaurée en Belgique. Aujourd’hui, ces rumeurs sont devenues des vérités : Anvers instaurera une zone à basse émission. A partir de l’été 2016, 15.000 Anversois devraient acheter une nouvelle voiture ou faire des adaptations à leurs voitures actuelles afin de pouvoir entrer dans la ville. Des autres villes suivront bientôt l’exemple d’Anvers.

L’instauration d’une zone à basse émission devrait améliorer sensiblement la qualité de l’air dans la ville d’ici 2020. Afin d’atteindre cet objectif, presque 28.000 Anversois devraient acheter une nouvelle voiture ou adapter leurs voitures aux nouvelles normes d’ici 2020. Plus de la moitié de ces habitants devraient même chercher une alternative avant l’été 2016.

Zone à basse émission : conditions d’admission

Une zone à basse émission est une zone dans laquelle quelques catégories de véhicules doivent répondre à certaines conditions d’admission afin de pouvoir entrer. Ces conditions sont basées sur l’émission des véhicules. L’année passée, le ministre de l’Environnement Joke Schauvliege a proposé un cadre pour l’instauration de zones à basse émission. Fin 2014, ce cadre a été approuvé par le gouvernement flamand. Ainsi, les communes flamandes auraient la possibilité d’instaurer une zone à basse émission à partir de 2016. Une telle zone a pour objectif de diminuer la pollution de l’air pour améliorer la qualité de l’air.
L’instauration d’une zone à basse émission est surtout une mauvaise nouvelle pour les chauffeurs qui conduisent une voiture diesel plus âgée. Des voitures essence âgées sont également visées, mais le changement est moins drastique dans ce cas. Cela s’explique par le fait que le diesel est beaucoup plus nocif pour l’environnement que l’essence. Les conditions pour pouvoir entrer dans une zone à basse émission sont fixées à base des normes européennes d’émission. Ces normes sont souvent renouvelées et renforcées. La première norme d’émission, Euro 1, a été introduite en 1992. A présent, des nouvelles voitures doivent être conformes à l’Euro 6.
Nouvelle zone à basse émissionL’instauration d’une zone à basse émission se déroulera en plusieurs phases. La première phase commencera fin juin 2016. Des voitures diesel doivent à partir de cette date répondre à la norme Euro 4 afin de pouvoir entrer dans des zones à basse émission. Cela signifie que des voitures diesel construites avant 2006 ne peuvent pas pénétrer dans une telle zone. Pendant la première phase, il y aura tout de même une exception à cette règle : des voitures diesel conformes à l’Euro 3 (norme instaurée en 1999) et qui ont un filtre à particules, peuvent entrer dans une zone à basse émission pendant cette première phase. Des chauffeurs qui installent un filtre à particules obtiennent des subventions du gouvernement flamand. Des voitures essence doivent être conformes à la norme Euro 1. Cela signifie qu’en première instance des voitures essence construites à partir de 1992 peuvent toujours entrer. La deuxième et la troisième phase seront introduites en janvier 2020 et en janvier 2025. A partir de ces dates, des conditions plus sévères seront d’application au sein d’une zone à basse émission : des voitures essence doivent répondre à l’Euro 2, des voitures diesel à l’Euro 5.

15.000 nouvelles voitures

La première zone à basse émission en Belgique sera instaurée à Anvers. En 2014, Anvers a annoncé de vouloir interdire des voitures diesel polluantes. Maintenant que le cadre pour des zones à basse émission est approuvé, Anvers peut établir un plan pour instaurer effectivement une telle zone. Les parties de la ville Singel, Eilandje et Linkeroever seront interdites aux chauffeurs qui conduisent une voiture qui ne répond pas aux conditions d’admission. En 2016, les voitures de 15.000 habitants ne seront plus acceptées. Selon l’échevine de l’Environnement anversoise cela ne signifie pas que ces habitants seront obligés à acheter une nouvelle voiture. Des voitures diesel conformes à la norme Euro 3 peuvent être équipées d’un filtre à particules. Ces chauffeurs peuvent alors conduire leur voiture jusqu’en 2020. Selon l’échevine de l’Environnement, seulement 9.000 habitants devraient chercher une nouvelle voiture afin de répondre aux nouvelles normes. Le renforcement des normes au sein de la zone à basse émission en 2020 conduira tout de même à des problèmes pour 28.000 habitants.

Encadrement social nécessaire

Tout le monde n’approuve pas l’instauration d’une zone à basse émission. Selon le VAB, un encadrement de soutien est nécessaire pour guider les Anversois lors du passage aux nouvelles normes. L’installation d’un filtre à particules dans des voitures diesel plus âgées est bien remboursée, mais ce n’est pas une solution permanente. A partir de 2020, des normes plus sévères seront d’application, ce qui fait que les voitures diesel conformes à l’Euro 3 ne seront finalement plus acceptées. Les chauffeurs se voient donc obligées à investir dans une nouvelle voiture. En plus, il est possible que des chauffeurs qui achètent une voiture conforme aux normes de 2016, soient confrontés à des problèmes en 2020. Le VAB conseille les chauffeurs qui souhaitent acheter une nouvelle voiture de déjà tenir compte des nouvelles normes qui vaudront à partir de 2020.
Le VAB remarque aussi qu’il ne faut pas sous-estimer l’impact social de l’instauration d’une zone à basse émission. Des Anversois plus âgés conduisent souvent une voiture ancienne et seront obligés d’acheter une nouvelle voiture. Des Anversois plus pauvres pourraient également éprouver des problèmes. Le VAB plaid en conséquence pour des mesures sociales afin de ne pas repousser les groupes plus faibles.
L’impact social d’une zone à basse émission peut être assez forte. La question se pose si l’impact sur la qualité de l’air sera aussi grande. Selon l’échevine de l’Environnement, la qualité de l’air se sera améliorée beaucoup d’ici 2020, mais une étude de VITO (l’institut flamand pour la recherche technologique) démontre que la pollution de l’air est surtout due au ring autour d’Anvers et aux autoroutes dans les environs de la ville. Il est donc probable que la zone à basse émission n’aura pas l’effet souhaité.

A l’étranger

Zone à basse émission L’instauration d’une zone à basse émission n’est pas seulement un sujet actuel à Anvers. Gand et Bruxelles seraient également intéressées à développer une telle zone. A Gand, la décision sera prise cette année avant le début de l’été.
A l’étranger, on cherche également des solutions pour bannir les voitures diesel. A Utrecht, par exemple, des voitures diesel polluantes seront repoussées à partir d’août. Paris non plus n’acceptera plus de voitures diesel à partir de cet été.
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