Solutions pour les problèmes d’embouteillage en Belgique
2014-11-04 09:00:35

Problèmes d'embouteillage en Belgique peuvent être résolusLes problèmes d’embouteillage en Belgique sont les plus gros du monde. Le gouvernement réfléchit régulièrement à des solutions pour résoudre les problèmes d’embouteillage dans notre pays, mais jusqu’à présent, cela n’a pas conduit à des solutions concrètes.

Il y a quelques semaines, l’Agence flamande de la Mobilité a publié une étude qui démontre que les problèmes d’embouteillage en Belgique ont augmenté de 20%. Sur le plan mondial, les bouchons à Bruxelles et à Anvers sont les plus grands. Les automobilistes qui conduisent tous les jours à Bruxelles perdent 83 heures dans les embouteillages. Vers Anvers, les automobilistes perdent 75 heures. Même dans les métropoles comme Paris, Londres et Los Angeles les problèmes d’embouteillage ne sont pas si gros qu’en Belgique.

Solutions possibles

Le gouvernement offre régulièrement des solutions pour résoudre les problèmes d’embouteillage. Cela devrait être une bonne nouvelle, mais une étude démontre que les Belges n’acceptent pas n’importe quelle solution pour résoudre les problèmes d’embouteillage. Le centre de recherches néerlandais Multiscope a mené une étude pour Autoscout pour étudier l’attitude des Belges vis-à-vis des solutions possibles. Cette étude démontre que les Belges ne sont pas d’accord avec des solutions qui ont une influence financière, comme des péages et le péage urbain. Par contre, les Belges ne sont pas contre l’idée d’ « éviter les heures de pointe ».

Récompenser au lieu de payer

Les trois solutions mentionnées ci-dessus, c’est-à-dire les péages, le péage urbain et le fait d’éviter les heures de pointe, sont toutes fondées sur des principes financiers. La différence entre le péage et le péage urbain d’un côté et éviter les heures de pointe de l’autre côté est que les Belges devront payer pour les deux premières solutions, tandis qu’ils seront récompensés par la solution d’éviter les heures de pointe. Les Belges n’ont pas envie de payer, mais une récompense financière est une solution attirante pour diminuer drastiquement les embouteillages.

Du succès aux Pays-Bas

Instaurer le péage urbain pour résoudre les problèmes d'embouteillageLe principe d’éviter les heures de pointe récompense les automobilistes, souvent de façon financière, s’ils n’utilisent pas leurs voitures pendant les heures de de pointe. Dans la ville néerlandaise Utrecht, l’on a testé le principe d’éviter les heures de pointe pour résoudre les problèmes d’embouteillage dans et autour de la ville. Le projet avait lieu de août 2011 à décembre 2012. Les participants au projet recevaient une récompense quand ils n’utilisaient pas leurs voitures pendant les heures de pointe. Leurs voitures étaient équipées d’un GPS qui enregistrait les moments pendant lesquels la voiture ne se trouvait pas sur la route pendant les heures de pointe. Si les automobilistes laissait leurs voitures de côté le matin entre 6.30 h et 9.30 h et le soir entre 15.30 h et 18.30 h, ils recevaient une récompense de 1,5 euros à 3 euros.
Le projet était fructueux. Un an après le projet, 80% des participants préfèrent toujours rouler en dehors des heures de pointe, ce qui résulte en 1.750 voitures en moins par jour ouvrable pendant les heures de pointe. Ces personnes appliquent donc également l’idée d’éviter les heures de pointe sans qu’ils reçoivent une récompense financière. On peut conclure de l’étude que les automobilistes n’ont pas besoin d’une récompense financière afin de rouler en dehors des heures de pointe, mais qu’ils doivent apprendre des nouvelles habitudes. En participant un an au projet, les chauffeurs ont appris des nouvelles habitudes qu’ils continuent à appliquer après l’expérience.

Le contraire du péage urbain

En Belgique, le gouvernement a testé le péage urbain, qui semble être le contraire d’éviter les heures de pointe. Le péage urbain fait payer les automobilistes par kilomètre. Le prix par kilomètre dépend de l’heure. Pendant les heures tranquilles, les prix par kilomètre seront plus bas que pendant les heures de pointe. Si le péage urbain serait instauré, les taxes de circulation seront supprimées afin d’éviter que les automobilistes payent deux fois.
Entre février 2014 et avril 2014, environ 1.200 automobilistes belges ont participé à un projet pilote pour étudier les effets du péage urbain pour les voitures. Les résultats montrent que les participants utilisaient moins leurs voitures pendant les heures de pointe et qu’ils cherchaient plus de moyens de transport alternatifs. L’usage de la voiture auprès des participants a diminué de 5,5% en moyenne. Les participants ont tout de même critiqué le projet. 63% des participants trouvent que le péage urbain n’est pas une bonne solution pour résoudre les problèmes d’embouteillage. La circulation a bien diminuée d’environ 5,5%, mais pendant les heures de pointe, la circulation n’a diminuée que de 2%. Cela s’explique par le fait que le péage urbain est le moins perceptible sur les autoroutes, tandis que les embouteillages se trouvent surtout sur les autoroutes.

Nouveau projet pilote ?

Le premier projet pilote pour étudier le péage urbain n’a pas bien réussi. Il est tout de même possible qu’un nouveau projet pilote aura lieu pour étudier à nouveau les effets du péage urbain. Ben Weyts, le nouveau Ministre de Mobilité, croit que le péage urbain peut avoir un effet positif sur les problèmes d’embouteillage. C’est pourquoi il veut réaliser un nouveau projet pilote endéans les 5 ans suivants. Il veut également en tenir compte que la facture du péage urbain ne dépasse pas le prix des taxes de circulation.
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