Insérer Uber dans la loi
2014-11-22 09:00:06

Uber interdit à BruxellesLe ministre de Mobilité Ben Weyts contrôle s’il est possible d’insérer le service de taxis controversé Uber dans la loi belge. Il s’agirait surtout de l’application, qui ne fait pas encore partie de la réglementation existante concernant le transport privé.

Uber est un service de taxis en ligne. En utilisant une application, des consommateurs peuvent chercher un chauffeur de taxi professionnel ou un chauffeur privé dans 42 pays. Le nouveau service de taxis cause beaucoup de protestation auprès les chauffeurs de taxi officiels qui travaillent dans les villes dans lesquelles Uber est actif. Selon les sociétés de taxis dans les grandes villes, comme Londres, Paris et Bruxelles, le problème d’Uber est surtout que l’application collabore également avec des chauffeurs de taxi sans licence.

Interdiction en avril

Uber a été introduit à Bruxelles en février 2014. Ce lancement a immédiatement été suivi de beaucoup de protestation de la part des chauffeurs de taxi bruxellois. En avril, le service de taxis mobile a été interdit en Belgique. Le ministre de Transport Grouwels soutenait cette interdiction. Malgré les amendes énormes de 10.000 euros par infraction, Uber continue toujours à offrir ses services à Bruxelles.
Le ministre de Mobilité Ben Weyts veut considérer les possibilités d’insérer Uber dans la loi belge. Selon Weyts il est logique de chercher des alternatifs mobiles pour les centrales de taxis et Uber en est un bel exemple. C’est pourquoi Weyts veut quand même suivre le service de taxis controversé et, si nécessaire, adapter le décret taxis. Ainsi, il y aura peut-être tout de même une place pour Uber dans notre pays.

Uber à Anvers

Uber n'est pas autoriséPour l’instant, le service de taxi en ligne est seulement (et sans permission) offert à Bruxelles, mais la ville d’Anvers serait également intéressée par ce nouveau service de taxi. C’est pourquoi on cherche de plus en plus à réconcilier Uber avec le secteur de taxis contemporain et la réglementation générale concernant les services de taxis. Selon la député N-VA Annick De Ridder le secteur de taxi contemporain n’est pas assez innovatrice. A présent, beaucoup de consommateurs cherchent des méthodes de transport plus modernes. Les services d’Uber pourraient adhérer au concept du partage de voiture.

« Car sharing » vs. « ride sharing »

« Car sharing » ou le partage de voiture est une façon bon marché pour les automobilistes qui n’ont pas besoin d’une voiture, par exemple par ce qu’ils ne font pas assez de kilomètres. Le principe ressemble à la location d’une voiture, mais il faut s’affilier à une société de « car sharing » et les voitures à louer se trouvent un peu partout au bord de la route.
Le partage de voiture ne pose pas de problèmes en Belgique. Uber offre tout de même le concept « ride sharing ». « Ride sharing » signifie que les utilisateurs peuvent utiliser leur smartphone pour trouver un chauffeur privé. Certaines applications offrent ces services gratuitement, mais Uber fait payer ses utilisateurs. L’utilisateur ne doit pas payer au chauffeur, mais via l’application. Cette forme de « ride sharing » ressemble un peu au carpooling, mais n’est pas autorisée en Belgique.

Brussels Airlines

Une collaboration remarquable est celle de Brussels Airlines et Uber. La compagnie aérienne a créé un chèque de cadeau pour Noël et offre également un bon Uber de 15 euros. Les chauffeurs de taxi bruxellois ne sont pas d’accord avec cette idée. Selon les chauffeurs de taxi, Brussels Airlines aide ainsi la concurrence malhonnête. Brussels Airlines souligne que les bons ne devraient pas être utilisés à Bruxelles, mais à la destination des voyageurs, par exemple pour facilement aller de l’aéroport à l’hôtel.
Le service de taxis Uber est une nouvelle méthode de transport en commun qui n’est pas appréciée par les chauffeurs de taxi. Vous savez que vous pouvez facilement vendre votre taxi via Jevoudraisvendremavoiture.be ?